Culture

Un organisme passionné par la recherche généalogique

jeudi le 30 décembre 2021
Modifié à 0 h 00 min le 18 décembre 2021
Par Lilian Largier

Salle de recherche de la Société de généalogie de Longueuil. (Photo gracieuseté)

La Société de généalogie de Longueuil accueille le public avec ses 50 bénévoles, l’accompagne dans ses recherches et offre des formations et ateliers.

Un groupe de généalogistes, dont l’ancien journaliste et chroniqueur au Journal de Montréal, Gérard St-Denis, ont fondé cette association à but non lucratif en 1990. Elle forme la 3e plus grande dans le domaine de la généalogie au Québec avec ses 350 membres. Sa mission principale est de regrouper les personnes qui s’intéressent à la recherche généalogique, à l’histoire des familles et du Québec.

L’organisme est né avec la numérisation et l’informatique. 

«Nous avons un petit local, mais riche avec une bibliothèque de milliers de livres, des livres de référence comme les Filles du roi ou les soldats de la guerre de Sept Ans, toutes les bobines de l’Institut Drouin [qui gère le site Généalogie Québec], les microfilms des notaires du Québec», précise André Daviau, présent depuis 2001 et président depuis cinq ans.

«Nous avons 15 ordinateurs disponibles pour nos membres et un accès gratuit à de nombreuses banques de données, celle de l’Institut généalogique Drouin ou BMS200 [Baptêmes mariages sépultures, projet de coopération de base de données commune entre 24 sociétés québécoises de généalogie, qui comprend 15 millions de fiches de noms, de la colonie à nos jours]», enchaîne-t-il.

La majeure partie du public qui visite la salle de recherche ne sait pas par où commencer ses recherches en généalogie. Des bénévoles de la Société peuvent leur apporter de l’aide, mais aussi leur donner des formations lors de deux sessions en automne et en hiver: cours d’initiation, cours sur l’utilisation des programmes informatiques de généalogie et des ateliers de paléographie (notamment sur l’étude des contrats de notaire).

«Nos 50 bénévoles remplissent différentes tâches comme l’accueil du public, la comptabilité, l’aide à la recherche, les formations, la saisie de données et la numérisation pour certains fichiers», ajoute M. Daviau.

Le Québec est une province avec de nombreuses firmes en généalogie, ce qui s’explique en partie par le fait que la quasi-totalité des documents depuis le début de l’histoire de la province ont été conservés intacts, comme les registres paroissiaux, ce qui rend les recherches passionnantes et possibles sur de très nombreuses générations, sans être un professionnel du domaine.

«Au Québec, dans certains registres on peut trouver à la place des noms de famille les noms de guerre ce qui rend les recherches parfois difficiles. Nous essayons donc de normaliser les noms de famille dans les bases de données. Nous avons aussi des recherchistes bénévoles qui répondent à des demandes d’information sur des noms, familles et lieux. Chaque année nous faisons une vente de livres usagés, principalement des doublons dans notre bibliothèque», dit M. Daviau.

«La généalogie s’apprend avec l’expérience.»
-André Daviau, président de la Société de généalogie de Longueuil

À propos de l’organisme
La Société de généalogie de Longueuil est logée au sous-sol de la bibliothèque Claude-Henri Grignon à Longueuil. L’accueil du public se fait le mardi, de 10h à 16h, et le soir sur rendez-vous, ainsi que du mercredi au vendredi, de 10h à 16h. Les ateliers ont lieu les samedis et les formations en paléographie, les lundis matin.
 

 

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