Un relâchement qui aura des conséquences

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Par Claude Poirier
Un relâchement qui aura des conséquences
(Photo : Jean Demers)

Le 3 mars, j’ai écouté religieusement la conférence de presse de ceux que j’appelle les trois rois mages, soit le premier ministre du Québec François Legault, le directeur de la Santé publique Horacio Arruda et le ministre de la Santé Christian Dubé. J’y ai décelé des points de vue divergents qui me laissent croire que les décisions prises auront, encore une fois, des conséquences. On devra attendre deux ou trois semaines pour les constater.

Plus que jamais, la province est divisée en deux. N’oublions pas que la région de Montréal représente près de 5 à 6 millions de personnes. Celles-ci sentent qu’elles sont privées de leurs droits étant obligées de demeurer en zone rouge.

Il faut comprendre que la prudence s’explique par la peur des variants. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes en pleine semaine de relâche, une période qui a été fatale l’année dernière.

Les régions qui passent en zone orange ont un couvre-feu moins sévère, entre autres. Il passe de 20h à 21h30. Est-ce que ça change vraiment quelque chose? Je ne crois pas. Le garder aurait été, selon moi, un apport considérable. Cette mesure donne des résultats.

Au-delà des frontières, la pandémie a créé des divisions chez les gens. Quel que soit leur opinion ou leur âge, tout le monde a été catégorisé. On se rend compte qu’on a classé les citoyens et, surtout, on a mis de côté ceux de 65 ans et plus depuis le début. Je ne suis plus capable qu’on parle d’individus à risque, qu’on soit étiquetés et tassés.

On craint le pire d’ici quelques semaines, surtout à cause des variants de la COVID-19. M. Arruda parle de troisième vague. C’est inquiétant. Je comprends que les citoyens qui ne sont pas à Montréal à proprement dit, comme les lecteurs des journaux de Gravité Média, soient mécontents d’être inclus avec cette ville. Néanmoins, on doit continuer d’être patient. Relâcher est une erreur, on l’a vu à l’automne.

On mise sur la vaccination, mais ça vient tout juste de commencer. J’espère qu’on ne se trompe pas sur cette solution.

On me demande souvent comment je vais quand on m’appelle ou qu’on me rencontre. C’est une formule de politesse convenue. Aussi banal que cela puisse paraître, chaque fois, je me retiens de répondre que ça va mal parce que je ne peux m’empêcher de penser aux gens qui ont perdu des proches, leur emploi ou qui vivent la pandémie difficilement.

10-4!

(Propos recueillis par Gravité Média)

 

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Carmen Petit
Carmen Petit
1 mois

Merci…j’apprécie toujours de vous lire et de savoir vos opinions…