Un relais mondial de moto conjugué au féminin s’arrêtera sur la Rive-Sud

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Par Ali Dostie
Un relais mondial de moto conjugué au féminin s’arrêtera sur la Rive-Sud
Le jeton du Ripple Relay a été mené à Plessiville le 14 juillet. (Photo : Gracieuseté)

Partout à travers le monde depuis février, des motardes portent le message que les femmes ont pleinement leur place dans le milieu de la motocyclette grâce à un événement mondial unique, le Women Riders World Relay (WRWR). Le relais s’arrêtera au Quartier DIX30 le 23 septembre.

De l’Écosse à la Grèce, en passant par la Thaïlande, le Costa Rica et les États-Unis, des équipes de motocyclistes se passent non pas le flambeau, mais un bâton, qui fait office de témoin. Il s’agit du plus grand rallye à moto jamais réalisé.

Il passera la frontière entre l’Ontario et le Québec le 22 septembre en soirée. Un échange officiel se fera au Quartier DIX30, le lendemain matin. Ensuite, direction Edmundston, au Nouveau-Brunswick. Ce long périple prendra fin aux Émirats arabes unis, en janvier 2020.

«Ça aura lieu beau temps, mauvais temps», assure Raphaëlle Lemelin, l’une des organisatrices québécoises du rallye.

Chacun des segments de cet immense parcours à relais est mené par plusieurs participantes. Il est d’ailleurs temps de s’inscrire, pour celles (et ceux) qui seraient intéressées.

«On accepte un maximum de 30 à 40 personnes. Si on est plus, ça devient plus compliqué côté transport et sécurité», détaille l’organisatrice.

Et peu importe le type de véhicule à deux ou trois roues – tant qu’il peut rouler sur l’autoroute –, tout le monde est accepté. «Si des filles qui roulent en backseat veulent participer, elles sont les bienvenues aussi.»

«Le but est de montrer la communauté, la fraternité qu’il y a dans le monde des motos, et que les femmes ont leur place dans ce monde d’hommes», expose Mme Lemelin.

Mais les hommes qui le souhaitent sont aussi inviter à rouler au WRWR, qui se veut un événement inclusif.

S’adapter aux femmes

Celle qui a œuvré à la planification du Babes Ride Out, dans l’état de New York, a été attirée par l’aspect international du WRWR. «J’avais envie de connaître ceux qui s’impliquent dans ce milieu», partage-t-elle.

Bien qu’il y ait toujours eu des adeptes de motocyclettes chez les femmes, il semble que l’industrie ne se soit pas tout à fait – ou suffisamment – adaptée, remarque Raphaëlle Lemelin.

Sensibiliser l’industrie à la présence des femmes était d’ailleurs l’une des motivations de l’instigatrice du WRWR, l’Anglaise Haylay Bell.

Il semble encore ardu pour les femmes de trouver des vêtements protecteurs bien adaptés à leurs besoins… et à leurs goûts.

«C’est difficile de trouver quelque chose qui ne soit pas rose ou avec des papillons, illustre Raphaëlle Lemelin, qui pratique la motocyclette depuis quatre ans. Mais ça se peut qu’on ait envie d’un look un peu plus tomboy. Je crois que certaines femmes ont le goût d’avoir des équipements différents.»

Et au-delà de la question du look, le confort importe également. «Des jeans ajustés, taille basse, c’est féminin, mais pas forcément utile [sur une moto]», donne-t-elle en exemple.

Ripple, à plus petite échelle

Le Ripple Relay est un volet à plus petite échelle du WRWR. «C’est un jeton que l’on fait traverser dans tout le pays, durant plusieurs semaines. Ça permet de donner un avant-goût de ce qu’est le WRWR», explique Mme Lemelin.

Pendant la fin de semaine du 13 et 14 juillet, des participants sont partis de Montréal pour mener le jeton à Plessisville. Le jeton prendra la route de Rimouski le 20 juillet, pour se rendre ensuite à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

 Rens.: https://womenridersworldrelay.com/?lang=fr

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