Une caravane du FRAPRU débarque devant le bureau de Lionel Carmant

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Par Ali Dostie
Une caravane du FRAPRU débarque devant le bureau de Lionel Carmant
Une mobilisation s’est tenue devant le bureau du député Lionel Carmant, le 7 février. (Photo : Jean Laramée - Le Courrier du Sud)

Le Comité logement Rive-Sud était à bord de l’une des caravanes du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) qui s’est arrêtée devant le bureau du député de Taillon Lionel Carmant, le 7 février. Il invite ainsi le ministre délégué à la Santé et aux services sociaux à s’impliquer en matière d’habitation, alors que sévit «la plus sévère pénurie de logements locatifs en 15 ans au Québec.»

Un convoi pour le droit au logement de la Rive-Sud s’est ainsi rassemblé à son bureau de circonscription avant de se rendre à l’Assemblée nationale. En tout, une dizaine de caravanes ont convergé vers Québec dans le cadre de cette campagne «Pour le logement social maintenant».

À Longueuil, la rareté de logements se fait sentir : le taux d’inoccupation est passé de 2,0% à 1,5 % pour tous les types de logement et le loyer moyen a augmenté de 7,5% entre 2018 et 2019.

La hausse de loyer pour les logements de 3 chambres à coucher et plus se chiffre à près de 22%, avec un taux d’inoccupation à 0,3%, selon le Comité logement Rive-Sud.

«Nous recevons depuis plusieurs mois des appels de locataires de la Rive-Sud de Montréal qui doivent endurer des situations telles que des logements insalubres ou du harcèlement de la part de certains propriétaires, faute d’alternatives», se désole l’organisateur communautaire du Comité logement Rive-Sud Stéphane Morneau.

Selon la Société canadienne d’habitation et de logement, la hausse de loyer moyenne sur toute la Rive-Sud de Montréal d’octobre 2018 à octobre 2019 atteint presque 10%.

Les organismes de défense des droits veulent rappeler à M. Carmant que l’accès à un logement décent et abordable est un déterminant fondamental de la santé. «Vivre dans un logement trop cher, insalubre ou de taille insuffisante a des conséquences néfastes sur la santé physique et/ou mentale d’une personne», rappelle Marie-Ève Bouchard de la Maison la Virevolte.

«Partout au Québec, l’itinérance visible et invisible est en hausse actuelle, madame McCann, en tant que responsable du dossier de l’itinérance, sait qu’il est crucial d’agir en amont pour le prévenir. Nous l’invitons à intervenir en faveur de nos demandes auprès du Ministre des Finances et du président du Conseil du Trésor qui finalisent actuellement le budget», explique-t-elle.

Plus de logements sociaux

Les organismes déplorent que «très peu de logements sociaux» ont vu le jour dans les dernières années. Dans les trois dernières années, 407 unités de logement sociaux ont été réalisées en Montérégie.

«Si on ne donne pas un vrai coup de barre, on va continuer à laisser croupir des centaines de personnes, incluant des enfants, des femmes victimes de violence conjugale et des personnes aînées, dans des conditions de logement intolérables pour une société riche comme le Québec», lance Marco Monzon, du Comité logement Rive-Sud.

À quelques semaines du deuxième budget du gouvernement Legault, le FRAPRU et le Comité logement Rive-Sud espèrent convaincre les membres du gouvernement Legault d’en faire plus. Ils demandent un grand chantier de 50 000 nouveaux logements sociaux en 5 ans.

(Source: Comité logement Rive-Sud)

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