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Opinion

Une école, ce n’est pas juste des profs!

mercredi le 12 mai 2021
Modifié à 17 h 53 min le 07 mai 2021
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Pour le premier ministre François Legault, la négociation du secteur public arrive à sa fin puisqu’il a livré la marchandise, auprès de certains groupes ciblés, comme les infirmières, les préposés aux bénéficiaires et les enseignants. Et pour les autres? Il n’y a juste pas d’argent et puis, il a été assez patient! C’est le message qu’il envoyait en conférence de presse, le dimanche 2 mai. C’est franchement manquer de respect, surtout venant d’un ancien ministre de l’Éducation, aux milliers de travailleuses et de travailleurs qui soutiennent le réseau scolaire grâce à leur travail quotidien aussi varié qu’incroyable. Pour nous, pour le personnel enseignant aussi, comme pour de nombreuses personnes – dont les parents – qui les côtoient tous les jours, c’est une évidence : une école, ce n’est pas juste des profs. Les éducatrices, les ouvriers spécialisés, les concierges, le personnel administratif, les techniciennes en éducation spécialisée, etc. font partie de ce milieu de vie. Sans eux, l’école traditionnelle telle qu’on la connaît ne peut tout simplement pas fonctionner. La preuve? Les centres de services scolaires ont répondu à leur journée de grève en faisant basculer l’enseignement à distance! Voilà qui dit tout. Après un an et demi et plus de cinquante rencontres de négociations, il n’y a toujours aucune volonté concrète de la partie patronale de régler. Composition des postes de travail, mouvements de personnel, accessibilité aux postes, précarité d’emploi, ratios, horaires de travail, sans oublier les salaires : les propositions syndicales et patronales demeurent diamétralement opposées. Pourtant, la précarité et les difficultés de recrutement chez le personnel de soutien ont des conséquences bien concrètes dans les milieux, sur les membres, sur les élèves et sur les services offerts dans le réseau scolaire. Et cette pénurie est en grande partie causée par des conditions de travail inadéquates et insuffisantes. C’est une spirale vers le bas et pour y mettre fin, ça commence par une bonne dose de respect et de reconnaissance pour le personnel de soutien scolaire. Éric Gingras Président du Syndicat de Champlain

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