Une recherche pourrait changer les modes de consultation des municipalités

Une recherche pourrait changer les modes de consultation des municipalités
Ariane Lafortune, directrice et chercheuse principale du GRAPPC et professeure de politique au cégep Édouard-Montpetit (Photo : Gracieuseté)

Le projet de recherche sur la démocratie participative mené par le Groupe de recherche appliquée sur les processus participatifs et collaboratifs (GRAPPC), affilié au cégep Édouard-Montpetit, en collaboration avec d’autres chercheurs, pourrait contribuer à révolutionner la manière dont les élus municipaux mènent des consultations publiques auprès des citoyens.

Approche peu commune

Dans un contexte où la population cherche des solutions aux modes de consultations citoyennes qui, souvent, ne permettent pas d’approfondir les enjeux d’une problématique, l’équipe du GRAPPC a mis sur pied en 2016 le projet d’implanter des consultations par consensus informé au sein de municipalités régionales de comté (MRC). Peu utilisée au Québec, cette forme de consultation citoyenne a déjà fait ses preuves au Danemark et en France.

Avec une subvention du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), l’équipe a choisi de tester cette formule dans un contexte polarisé: les projets miniers et l’aménagement du territoire. Ce cas permettait d’atteindre l’objectif visé: observer le processus de démocratie participative.

Ainsi, les MRC de la Vallée-de-l’Or et des Sources ont été ciblées en 2017 et 2018 pour tester cette approche. Ces expérimentations ont eu lieu peu de temps après que le gouvernement du Québec ait accordé plus de pouvoirs aux MRC en leur conférant le mandat de désigner, sous leur juridiction, des territoires incompatibles avec l’activité minière.

Amélioration continue de la méthode

Dans les deux cas, l’implantation a été un succès. En plus, l’ajout d’une étape supplémentaire a permis d’assurer un lien entre les citoyens et les différents paliers de gouvernement, afin d’éviter que les recommandations citoyennes ne tombent dans l’oubli.

Bien que les résultats finaux ne soient publiés que dans un an, l’intérêt envers ce projet se fait déjà sentir, entre autres de la Fédération québécoise des municipalités, partenaire du projet de recherche, du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles et d’organismes environnementaux.

Pouvant être adaptée pour différentes problématiques, cette méthode pourra certainement être utilisée par d’autres municipalités. Une belle réalisation qui met en lumière la vitalité de la recherche au collégial, bénéfique pour l’ensemble de la communauté.

Pour en savoir plus: cegepmontpetit.ca/grappc.

Ariane Lafortune, directrice et chercheuse principale du GRAPPC et professeure de politique au cégep Édouard-Montpetit

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des