Une rentrée « quasi normale »

Une rentrée « quasi normale »
(Photo : Gracieuseté)

Au moment d’écrire cette chronique, nous apprenions tout juste que la rentrée se ferait de façon presque normale, tous ensemble, en classe, du préscolaire au secondaire, à quelques exceptions près. C’est une bonne nouvelle: un peu de normalité nous fera grand bien à tous, grand comme petits.

Mesures sanitaires, création de sous-groupes d’élèves à l’intérieur des classes (des «bulles»), déplacements des enseignants de classe en classe, adaptation de l’organisation scolaire, des déplacements et des horaires pour limiter les risques, possibilité de jongler avec une part de scolarisation à distance pour les élèves de la 4e et de la 5e année du secondaire, etc., le ministre Roberge a présenté les grandes lignes de son plan. Nous attendons donc la suite…

Car s’il est vrai que l’expression «rentrée quasi normale» est rassurante pour les élèves et les parents, nous savons trop bien que le diable est pourtant dans les détails. Et ce n’est pas parce que le ministre ne parle pas de ces «détails» en conférence de presse qu’ils n’existent pas!

Or, les questions sur les détails sont nombreuses et restent encore sans réponse. Il faut donc voir comment tout cela s’articulera sur le terrain en préparation de la rentrée. Parce que l’expérience d’improvisation, les directives contradictoires et le manque de balises claires des dernières semaines aura laissé un goût amer chez le personnel de l’éducation.

Si ceux qui travaillent au quotidien à la réussite éducative et au bien-être des élèves soulèvent des questions et soulignent des problèmes, peut-être devrions-nous les écouter? Parler de la valorisation du travail du personnel de l’éducation est une chose, le faire concrètement en est une autre, semble-t-il.

Les besoins en ressources et en services dans le réseau étaient criants avant la pandémie et ils ne disparaitront pas avec elle. Au-delà donc de l’opération de relations publiques d’un gouvernement qui a grand besoin de s’assurer de «réussir» la prochaine rentrée scolaire, nous lui demandons maintenant de nous aider à faire notre travail. Dans l’intérêt de tous les élèves.

Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain

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