Une travailleuse sociale rabrouée par ses pairs

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Par David Penven
Une travailleuse sociale rabrouée par ses pairs
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

L’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec interdit provisoirement à Marjolaine Isabelle d’exercer dans le domaine des droits d’accès et de la garde d’enfants.

Dans cette décision rendue le 28 février, l’Ordre défend aussi à la travailleuse sociale à son compte de traiter tout dossier ayant trait à l’homologation de mandat en prévision de l’inaptitude et d’ouverture de régime de protection. Pour ce faire, l’Ordre a obtenu de son Conseil de discipline une requête en limitation provisoire immédiate.

Mme Isabelle, travailleuse sociale, pratiquait au moment des événement à La Prairie et Shawinigan. Les faits se sont déroulés de janvier à juillet 2017. Le Conseil de l’Ordre reproche à cette dernière d’avoir manqué à son «devoir d’objectivité» à l’endroit d’un père à propos d’un dossier de garde d’enfants mineurs et de droits d’accès. De plus, le Conseil a désapprouvé la façon dont elle s’y est prise pour réaliser une évaluation psychosociale du parent en question.

Mme Isabelle avait été mandatée par la mère des enfants pour procéder à une contre-expertise à la suite d’une première expertise réalisée en 2016 par une autre travailleuse sociale.

Le conseil de discipline a mis en relief «l’absence de données suffisantes pour porter un jugement éclairé sur la situation» du père et la «confection d’un rapport qui ne respecte pas les normes généralement reconnues dans la profession».  Le conseil mentionne aussi le «manque de diligence pour avoir omis de donner suite aux demandes qui lui sont adressées visant à faire corriger des renseignements inexacts, incomplets ou équivoques contenus dans ledit rapport».

Publication

Marjolaine Isabelle a indiqué qu’au terme «d’une réflexion amorcée après le dépôt de la plainte, elle en est venue à la décision de ne plus accepter dans le cadre de sa pratique de mandat d’expertises en matière de garde d’enfants et de droits d’accès».

Aussi dans cette optique, elle souhaitait que la décision du Conseil de discipline ne soit pas rendue publique. Ce à quoi s’est refusé le Conseil.

«La publication de l’avis est une modalité […] et s’inscrit dans le continuum de la logique de la protection du public prévue au Code des professions. […] Dans la situation de l’intimée, rien ne milite en faveur du fait que le Conseil déroge à la règle générale de la publication.»

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