Une vendeuse d’alcool de contrefaçon démasquée

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Par Katherine Harvey-Pinard
Une vendeuse d’alcool de contrefaçon démasquée
Les policiers ont saisi de l'alcool de contrefaçon dans la résidence et le véhicule de la trafiquante. (Photo : Service de police de l'agglomération de Longueuil)

En décembre, les enquêteurs du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) ont découvert le stratagème d’une résidente de Laval qui vendait de l’alcool de contrefaçon sur les réseaux sociaux et le Web. La trafiquante s’expose aujourd’hui à des amendes de plus ou moins 17 000$.

«Elle allait même jusqu’à proposer à ses clients de leur livrer de l’alcool après 23h à Laval, Montréal et sur la Rive-Sud», écrit le SPAL sur sa page Facebook.

Lorsque les policiers ont découvert le stratagème grâce à leur vigie des réseaux sociaux, ils ont entamé des démarches afin de vérifier les informations recueillies.

À la suite de l’instauration du couvre-feu au début du mois de janvier, ils ont observé que «la personne visée par l’enquête offrait la livraison de bouteille d’alcool dès 20h, moyennant un supplément monétaire, défiant ainsi le couvre-feu», soutient le SPAL.

Seigneur

Le projet d’enquête baptisé Seigneur a été mené sur une période deux mois. Il a permis aux enquêteurs d’établir le fonctionnement de la trafiquante et d’obtenir les autorisations judiciaires nécessaires afin de perquisitionner sa résidence et son véhicule.

La résidente de Laval s’expose à des amendes de plus ou moins 17 000$ reliées à la possession d’alcool dans le but d’en faire la vente, à la vente d’alcool sans permis, au transport illégal de boissons alcooliques – qui a mené à la saisie de son véhicule – et au non-respect du couvre-feu «constaté à quelques occasions au cours de l’enquête».

«Certains éléments qui ont été saisis sont actuellement analysés et les informations qui pourraient en être extraites mèneront possiblement les enquêteurs vers la découverte de complices et permettront d’identifier des clients de ce trafic illégal», écrit le Service de police.

Le dossier d’enquête sera soumis au Bureau des infractions et amendes ainsi qu’au ministère du Revenu pour étude, fait savoir le SPAL, en rappelant qu’il effectue une vigie constante des différents réseaux sociaux.

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