VIDÉO – Des entrepreneurs locaux derrière la création d’un miroir technologique

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Par Katherine Harvey-Pinard
VIDÉO – Des entrepreneurs locaux derrière la création d’un miroir technologique
Le Brossardois Simon Gagnon et le Sainte-Catherinois Gabriel Riendeau ont créé, avec deux de leurs amis (absents sur la photo), le miroir intelligent Graspin. (Photo : Gracieuseté)

Alors que certains ont profité de la pandémie pour rattraper leurs séries sur Netflix, quatre jeunes hommes dans la début vingtaine ont préféré consacrer leur temps à la création d’un miroir intelligent et personnalisable. Le Graspin permet notamment de consulter la météo, Instagram, la bourse, ses courriels, son agenda et même de regarder Netflix…

Le Sainte-Catherinois Gabriel Riendeau, 23 ans, est étudiant en ingénierie à l’École de technologie supérieure (ÉTS), tout comme son ami et collègue Carlos Fallaque. Le Brossardois Simon Gagnon, 23 ans, est économiste et possède déjà son propre OBNL. Le quatrième partenaire, Félix Ducharme, est agent marketing et propriétaire d’une entreprise de ski.

Trois d’entre eux ont étudié au Collège Jean-de-Brébeuf, à Montréal. C’est là qu’ils ont parlé pour la première fois de créer leur propre miroir. C’est là que les premières discussions au sujet de la création d’un miroir ont eu lieu.

«L’invention du miroir agencé en verre comme ce qui est fait aujourd’hui dans nos salons date de 1835. On s’est dit qu’il était temps d’amener le miroir à un autre niveau», relate M. Gagnon au Reflet.

Ultimement, ils ont formé leur équipe dans laquelle chacun a un rôle bien précis selon son domaine d’expertise.

Ordinateur, télévision, miroir

En plus d’être aux études à temps plein à l’ÉTS, Gabriel Riendeau et Carlos Fallaque ont passé les huit derniers mois à faire de la programmation à raison de plusieurs dizaines d’heures par semaine. Leur création, nommée le Graspin, offre de nombreuses fonctionnalités.

«C’est à la fois un ordinateur, une télévision et un miroir», exemplifie Simon Gagnon.

Le miroir technologique Graspin (Photo gracieuseté)

D’autres miroirs intelligents ont été créés par le passé, mais celui-ci est différent sur un aspect en particulier.

«Notre miroir offre une fonctionnalité qui est d’entrer les informations facilement, explique M. Riendeau. On a automatisé le procédé pour que les gens puissent entrer leurs propres informations eux-mêmes. Nos compétiteurs vont surtout offrir d’entrer les informations de la personne dans l’ordinateur du miroir. Un coup qu’il est programmé, tu ne peux plus le personnaliser toi-même.»

Cette façon de faire leur permettra de le commercialiser à grande échelle plus facilement, laissent-ils entendre. Ils sont d’ailleurs confiants d’arriver à vendre leur miroir en grande quantité.

«On a gardé le look très moderne, donc on n’est pas gêné de le mettre dans un salon, au contraire, note M. Gagnon. On ajoute un aspect utile à quelque chose qu’on avait déjà dans le salon, ou dans la chambre. Si vous voulez regarder la bourse ou le résultat du match de hockey de la veille en vous levant le matin, vous y avez accès rapidement. On sait qu’aujourd’hui, la vie va très vite, et ça permet de s’adapter à ce mode de vie.»

«C’est intéressant d’amener le côté technologique et objet connecté à un miroir, qui ne fait que refléter une image depuis 200 ans.»

-Gabriel Riendeau

Fonctionnalités à venir

Le Graspin mesure 32 pouces. Les entrepreneurs aimeraient éventuellement offrir d’autres dimensions allant jusqu’à 50 pouces.

Pour l’instant, ce sont des boutons qui permettent de changer les informations qui apparaissent à l’écran, mais ils prévoient ajouter d’autres fonctionnalités prochainement, comme la commande vocale ou l’écran tactile, «qui permettrait de changer les pages en swipant, comme sur un téléphone cellulaire», détaille Gabriel Riendeau.

Entrepôt à Delson

Les quatre entrepreneurs envisagent de lancer une campagne sur Kickstarter, la plateforme de financement de projets créatifs, dans les prochaines semaines. Les gens qui aiment le projet pourront alors le financer.

Au départ, leur produit ne sera que vendu en ligne, mais «éventuellement, on aimerait avoir pignon sur rue», précise Simon Gagnon. C’est à partir d’un entrepôt de Delson qu’ils comptent concevoir tous leurs miroirs.

«Ç’a toujours été dans nos objectifs d’être entrepreneurs et on croit qu’on est bien partis avec ce produit-là», lance le Brossardois.

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