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Voitures autonomes et densité pour une moins grande dépendance à l’auto

le vendredi 29 septembre 2023
Modifié à 10 h 06 min le 29 septembre 2023
Par Michel Hersir

mhersir@gravitemedia.com

Si la voiture autonome ne roule pas encore sur le territoire, les quartiers plus denses, eux, sont plus présents. (Photo : Le Courrier du Sud – Ali Dostie)

Alors que les voitures sont de plus en plus nombreuses sur les routes de Longueuil, Brossard et Saint-Lambert, comme partout au Québec, le titulaire de la Chaire sur la décarbonisation de l'ESG UQAM, Mark Purdon, évoque trois avenues pour contrer la tendance : une construction plus intelligente des villes, le développement des voitures autonomes et le déploiement du transport en commun.

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Pour le professeur, les villes sont vouées à se transformer dans les prochaines années et leur développement jouera un rôle clé dans l’utilisation au jour le jour de la voiture.

«Longueuil, Brossard, Saint-Lambert, c’est la banlieue pas fortement densifiée. On peut imaginer des espaces urbains plus denses, qui vont moins exiger l’utilisation de la voiture dans le quotidien», évoque-t-il.

En plus des espaces urbains repensés, M. Purdon évoque le progrès des technologies comme celle des véhicules autonomes, qui seront bien plus présents dans la ville du futur.

«La voiture autonome permettra d’avoir beaucoup plus de taxis disponibles, et probablement pour la moitié du prix. Ce sera plus normal de prendre la voiture autonome, par exemple pour magasiner, que d’avoir sa propre voiture», souligne-t-il.

Les voitures traditionnelles resteront pertinentes pour les longs trajets, ajoute le professeur, mais la voiture autonome changera le portrait du quotidien.

«L’enjeu n’est pas juste de bannir la voiture, mais de concevoir les villes différemment, pour ne plus avoir besoin de prendre sa voiture pour aller à l’épicerie ou pour sortir prendre un verre.»

-Mark Purdon, titulaire de la Chaire sur la décarbonisation de l'ESG UQAM

Sans compter un transport en commun plus efficace. M. Purdon estime d’ailleurs que le transport en commun gagnerait à être mieux planifié pour favoriser le transport régional et périurbain.

«Déjà, il y a le REM, mais une des critiques est que ce type de projet est souvent orienté pour faciliter le transport des personnes vers le travail, au centre-ville, mais pas pour orienter les gens de Saint-Lambert ou Longueuil vers le DIX30, qui est devenu une destination en soi», note-t-il.