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Aéroport de Saint-Hubert : la fin des avions bruyants la nuit, s’engage DASH-L

jeudi le 12 mai 2022
Modifié à 15 h 29 min le 12 mai 2022
Par Michel Hersir

mhersir@gravitemedia.com

L’aéroport de Saint-Hubert devrait augmenter ses activités au cours des prochaines années. (Photo : Gracieuseté)

Développement Aéroport Saint-Hubert de Longueuil (DASH-L) entend mettre en œuvre les recommandations contenues dans le rapport sur la démarche de participation citoyenne, qui a été déposé le 13 avril. L’organisme qui gère l’aéroport indique en outre qu’il mettra en place des mesures additionnelles quant au climat sonore, lequel n’était pas inclus dans les trois recommandations.

Parmi les mesures annoncées, DASH-L demandera à Transport Canada l’autorisation d’interdire l’atterrissage ou le décollage, entre 23 heures et 7 heures, d’avions bruyants comme le Boeing 737-200. Cet avion est parfois utilisé par la compagnie Chrono pour des vols de nuit à Saint-Hubert.

«On a examiné les plaintes reçues sur une période de 12 mois et on a pu associer près de 700 plaintes à un avion, le Boeing 737-200, qui est un vieil avion bruyant», explique Jacques Saada, porte-parole et membre du conseil d’administration de DASH-L.

Advenant l’approbation de Transport Canada, l’interdiction serait mise en place à partir du 1er avril 2024.

«On aurait voulu changer ça demain matin, mais il y a des processus avec Transport Canada à respecter, précise M. Saada. On doit aussi laisser le temps à Chrono de se réorganiser. La compagnie doit trouver des moyens alternatifs pour offrir le service à sa clientèle, avec ces restrictions.» 

Transparence

Trois recommandations ont été émises à l’issue de la démarche de participation citoyenne menée par la firme Pilote groupe-conseil, qui s’est déroulé du 10 novembre 2021 au 10 février 2022. DASH-L indique qu’elles seront toutes mises en œuvre.

L’organisme affirme ainsi qu’il clarifiera ses mandats, rôles et responsabilités en ajoutant des contenus informatifs qui seront produits et mis en ligne sur son site Web.

Il soutient en outre son désir d’intensifier le dialogue en cours avec les citoyens et de mettre en place un mécanisme de suivi de la mise en œuvre du plan de développement. Pour ces deux points, M. Saada souligne que le rapport a été reçu récemment et que des mesures sont en cours d’élaboration.

«On laisse toutes les voies ouvertes», a-t-il maintenu.

Éviter les conflits politiques

DASH-L ne sera pas de la consultation publique menée par le député fédéral de Longueuil–Saint-Hubert Denis Trudel et la Ville de Longueuil.

Si M. Saada a indiqué qu’elle est «tout à fait légitime», selon lui, la présence de DASH-L instaurerait une dynamique contre-productive.

«Certains des propos de M. Trudel nous portent à croire qu’il n’est pas très favorable au développement de l’aéroport et donc notre présence aurait amené une confrontation. On préfère leur laisser le champ libre et on a bon espoir qu’elle apportera des fruits dont nous pourrons tirer avantage», explique-t-il.

Est-ce que l’aéroport sera ouvert aux recommandations émises à l’issue de cette consultation publique? Oui, sous certaines conditions, mentionne M. Saada.

«Nous espérons recevoir des recommandations propices à rendre le développement de l’aéroport plus harmonieux, plus efficace et plus collaboratif. Si les recommandations respectent cela, elles seront accueillies avec beaucoup de bienveillance», assure-t-il.

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