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Comité consultatif sur le climat sonore: une autre nomination contestée par le CAPA-L

mercredi le 30 septembre 2020
Modifié à 13 h 19 min le 30 septembre 2020
Par Ali Dostie

Le Comité anti-pollution des avions – Longueuil (CAPA-L) reproche à Développement Aéroport de Saint-Hubert (DASH-L) d’avoir usé d’un «processus de sélection partisan» pour trouver le nouveau représentant des citoyens du comité consultatif sur le climat sonore. Il déplore ne pas avoir pu participer à cette sélection et accuse l’aéroport d’avoir choisi un candidat parmi «son bassin de sympathisants». Selon le CAPA-L, DASH-L n’a pas, dans ce processus, respecté le but du comité consultatif qui est d’impliquer et de tenir compte des préoccupations des citoyens qui touchés par les activités de l’aéroport. «En nommant encore une fois un porte-parole qui approuvera et défendra ses décisions auprès de la population, DASH-L démontre sa fermeture au dialogue avec les citoyens impactés négativement», reproche-t-on, par voie de communiqué. Le CAPA-L demande une «communication transparente et non partisane avec les citoyens affectés par les activités provenant de l’aéroport». Rappelons que le comité consultatif sur le climat sonore découle du jugement obtenu en 2015, à la suite du recours collectif du CAPA-L contre DASH-L. Selon le regroupement citoyen, «dans l’esprit des négociations, il était clair que le CAPA-L choisirait son représentant afin de bien défendre les intérêts de tous ses membres». Un appel de candidatures afin de trouver un représentant des citoyens pour siéger au comité consultatif sur le climat sonore était devenu nécessaire après la démission de David Lobjoie au printemps. Un «processus impartial» Le processus qui entoure la nomination, en août, de Jérémie Biron, un résident de l’arr. de Saint-Hubert qui demeure à proximité de l’aéroport, «a été impartial», se défend DASH-L. Des entrevues ont été réalisées avec tous les candidats qui se sont présentés. «Personne n’a affiché de couleurs et aucune discrimination n’a été effectuée quant à la provenance des candidatures», indique la directrice des opérations Émilie Ouellette. DASH-L rejette les accusations d’avoir agi de façon partisane. «Nous avons tout mis en place pour trouver un candidat malgré la pandémie, pour veiller à ce qu’un citoyen siège au comité, soutient Mme Ouellette. Notre comité fonctionne très bien et les gens qui y siègent sont tous de bonne foi et sont des experts en la matière reconnus pour leurs compétences et connaissances en aéronautique.» Elle réitère la volonté de DASH-L d’améliorer le climat sonore «par des solutions novatrices et efficaces». «Nous avons trouvé plus de solutions en une année qu’en 10 ans, avec l’approche traditionnelle de confrontation qui régnait dans le comité, puisque le tout a été fait dans l’harmonie», résume-t-elle. Mme Ouellette ajoute que le comité «fait partie intégrante des règlements généraux de DASH-L et des recommandations de Transports Canada». «Améliorer les choses» Le nouveau représentant des citoyens Jérémie Biron dit vouloir s’impliquer au comité consultatif sur le climat sonore «pour les bonnes raisons». «Par mes actions, j’essaie d’améliorer les choses. Je prends mon rôle vraiment au sérieux», dit-il simplement. Depuis son entrée en poste, il s’est longuement informé sur les dossiers de cour et les études qui concernent l’Aéroport de Saint-Hubert, mais aussi d’autres aéroports du pays. Il s’est intéressé au travail des comités d’aéroports du Canada et sur les pistes de solutions pour une meilleure cohabitation. «J’ai lu toutes les plaintes des 12 derniers mois et je travaille à mieux les catégoriser, pour les mettre ensuite sur une carte avec des codes de couleurs», illustre-t-il. Conscient que les décollages des Boeing 737-200 «causent beaucoup de problèmes», il a remarqué que ces vols génèrent trois fois moins de plaintes lorsqu’ils sont effectuées de la piste 06 gauche, plutôt que de la 24 droite. «Ça pourrait être une piste de solution…» évoque-t-il. Jérémie Biron reconnait ne pas toujours être en accord avec les décisions prises autour de l’aéroport, mais affirme d’un même souffle ne pas souhaiter de malheur à ces entreprises, qui évoluent dans un domaine où les temps sont durs. Habitant sur la rue Bachand, dans l’arr. de Saint-Hubert, M. Biron n’est pas insensible au bruit engendré par l’aéroport. «On entend des hélicoptères dans notre cour toute la journée. En général, il n’y a pas de plaintes dans la rue, mais parfois, c’est exagéré.» Il entend aussi à l’occasion les essais de moteurs des Boeing 737-200.   À lire aussi: Le Comité consultatif sur le climat sonore doit remplir son mandat», dit le CAPA-L

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