De porteur de ballon à quart-arrière: un changement de position bénéfique pour Noah Gravel

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Par Audrey Leduc-Brodeur
De porteur de ballon à quart-arrière: un changement de position bénéfique pour Noah Gravel
En 2019, il a été nommé joueur du match lors de la finale du Bol d’or, malgré la défaite de son équipe. (Photo : Gracieuseté)

Le Collège Charles-Lemoyne a-t-il été visionnaire en faisant de Noah Gravel son quart-arrière, plutôt que de le laisser au poste de porteur de ballon, alors qu’il n’avait jamais joué à cette position? Chose certaine, ce changement lui va comme un gant, au point où il frappe désormais aux portes des meilleurs programmes scolaires américains.

Celui qui joue au football depuis l’âge de cinq ans a dû faire confiance à ses entraîneurs qui ont vu en lui le meneur à l’attaque qu’ils cherchaient. L’athlète a eu une révélation à son tour, à l’époque où il était de niveau cadet

«Il y a eu un déclic pour moi, relate l’athlète. En 2018, alors que j’étais quart-arrière, nous avons remporté nos 11 parties et avons gagné la finale provinciale de notre catégorie.»

Après s’être incliné en finale du Bol d’or en 2019, où il a été nommé joueur du match, le résident de Saint-Hubert a trimé dur. Depuis la mi-juillet, son nom figure au sommet du classement des quarts-arrière de sa catégorie au Québec, puis en 2e place au Canada, selon le site Web spécialisé Canada Football Chat.

Bien qu’il ne préfère pas trop s’emballer avec ce palmarès assez flatteur, il convient que son impact pourrait traverser la frontière.

«Pour mieux avancer, il faut faire confiance à ses coéquipiers. C’est ce qu’ils ont fait envers moi, comme je l’ai fait envers eux.»

-Noah Gravel

«Des entraîneurs aux États-Unis le consultent et ils verront mon nom en 1re place. Mais je suis ouvert à tout pour l’année prochaine, nuance-t-il, que ce soit avec un collège au Québec ou une école privée américaine.»

Pour le général offensif de l’équipe juvénile du Collège Charles-Lemoyne, il ne fait pas de doute que sa discipline et ses entraînements rigoureux l’ont conduit à cette situation qui lui donne l’embarras du choix.

«Je suis content, mais c’est ma préparation qui m’a amené là. Sans effort, le succès n’y est pas», fait valoir avec sagesse l’adolescent de 16 ans.

Bol d’or

Noah Gravel visitera les écoles qui s’intéresseront à lui en mars pour effectuer son choix final. Il espère le faire en tant que champion du Bol d’or, confie l’athlète qui a encore le trophée dans sa mire.

«Je veux qu’on se souvienne de moi comme le quart-arrière qui a aidé son équipe à remporter le championnat, affirme celui qui croit en ses chances de réaliser cet exploit. Je suis prêt pour cette saison, autant mentalement que physiquement. Le directeur du programme, Michel-Pier Pontbriand, a bâti une équipe d’entraîneurs expérimentés pour nous épauler.»

L’adolescent qui voit d’abord le football comme une source de plaisir souhaite que cela demeure ainsi, sans égard à ce que lui réserve l’avenir sur le plan sportif.

«Je veux que ça reste un jeu, que je sois heureux. Si ça passe par le football, tant mieux. Sinon, ce sera autre chose», relativise-t-il.

 

 

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