Le péage, ce mal-aimé

Le péage, ce mal-aimé
Illustration de la page frontispice du Courrier du Sud du 12 octobre 2011 (Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Si le nouveau pont Champlain était demeuré fidèle à l’idée de départ, les automobilistes devraient faire la file à un poste de péage pour l’emprunter. Le gouvernement de Stephen Harper n’aura jamais démordu à ce sujet, malgré la ferme opposition des élus de la région. La promesse des libéraux – et leur élection en 2015 – aura changé la donne.

En novembre 2011, 52% des citoyens se disent favorables à l’introduction d’un péage sur le pont Champlain, selon un sondage réalisé pour la Coalition Champlain 2000 QUAND?

Deux ans plus tard, la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud lance la pétition Pour un pont oui, mais pas à n’importe quel prix.

Les maires de la région, dont Caroline St-Hilaire et Paul Leduc, sont tous en défaveur de l’imposition du péage, et le font entendre à plusieurs reprises. À Québec, le gouvernement de Pauline Marois blâme les conservateurs pour leur entêtement.

Malgré tout, le ministre fédéral de l’Infrastructure Denis Lebel réitère toujours l’intention de son gouvernement de mettre en place un système de péage.

Lors de la campagne électorale fédérale de l’automne 2015, l’abolition du péage sur le futur pont est l’une des promesses phares des libéraux. Et au lendemain de leur élection, la députée de Brossard–Saint-Lambert Alexandra Mendès assure que son gouvernement tiendra promesse.

En janvier 2016, Infrastructure Canada retire ainsi de son site Web la composante Infrastructure de péage du projet de corridor du nouveau pont.

Ce qu’en disent des experts

En 2014, le spécialiste en systèmes de transport intelligents Jean-François Barsoum postule qu’un péage modulé en fonction du moment de la journée contribuerait à réduire la congestion.

Cependant, selon les chiffres de la firme Steer Davies Gleave, près d’un quart des véhicules délaisseraient le pont Champlain pour d’autres trajets si le tarif était équivalent à celui de l’autoroute 25 à Laval – qui varie, en 2019, de 2,38$ à 9,05$ par passage pour les véhicules de catégorie 1, selon le moment de la journée et la possession ou non d’un compte-client enregistré.

L’Institut de développement urbain du Québec jette de son côté son dévolu sur la taxe kilométrique, prélevée en fonction du type de véhicule, du type de route et du moment où s’effectuent les déplacements.

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