Les poulaillers urbains bientôt autorisés sur une partie du territoire de Longueuil

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Par Ali Dostie
Les poulaillers urbains bientôt autorisés sur une partie du territoire de Longueuil

Pour les citoyens de Longueuil qui ont exprimé le souhait, il y a deux ans, que soient autorisées les poules urbaines, les démarches auront été longues, mais auront vraisemblablement porté fruit. Les poulaillers urbains sont en voie d’être autorisés sur une partie du territoire de Longueuil.

Les arrondissements du Vieux-Longueuil et de Saint-Hubert ont adopté un projet de règlement encadrant les poulaillers urbains, lors de leur plus récente séance du conseil respective.

Une fois le règlement adopté, les citoyens seront autorisés à posséder entre trois à cinq poules. Ils devront construire un poulailler, pour lequel ils devront se doter d’un permis au coût de 52$, comme c’est le cas pour toute construction accessoire tel un cabanon. Le règlement précisera l’ensemble des modalités à respecter.

Des activités de consultation publique seront mises en branle, possiblement en mai. Longueuil devra ensuite modifier son règlement sur le contrôle des animaux, de sorte que l’entrée en vigueur du règlement pourrait arriver à la fin juin ou au début juillet.

«Les citoyens ont très hâte. Je suis persuadée qu’ils seront plusieurs à vouloir embarquer dans l’aventure», a soutenu la présidente du conseil d’arr. de Saint-Hubert Nathalie Boisclair, qui travaille sur le projet depuis plusieurs mois.

Malgré ces délais, on n’est pas loin de la coupe aux lèvres pour les citoyens qui se sont ralliés derrière le groupe «Pour la légalité des poules»; une page Facebook qui rassemble plus de 475 citoyens.

«J’espère que ça va passer», souhaite Diane Beaucage, l’une des instigatrice et l’une des cinq membres du comité derrière le regroupement.

Depuis deux ans, le groupe a multiplié les démarches auprès de la Ville, fournissant diverses informations utiles pour l’encadrement des poules urbaines.

«Les commentaires des citoyens ont été précieux tout au long de cette démarche, affirme d’ailleurs Nathalie Boisclair, qui souligne la grande collaboration de Diane Beaucage. Je tiens à les remercier pour leur implication et leur patience.»

Contrairement aux arr. de Saint-Hubert et du Vieux-Longueuil, l’arr. de Greenfield Park s’est toutefois opposé à l’adoption du projet de règlement encadrant la construction de poulaillers urbains. Des membres du groupe citoyen espèrent pouvoir convaincre les conseillers municipaux.

En connaissance de cause

Diane Beaucage insiste sur l’encadrement et le sérieux que nécessite la possession de poules urbaines. Le groupe «Pour la légalité des poules à Longueuil» oriente d’ailleurs les citoyens qui se questionnent à ce sujet vers des sites Web et sources d’informations.

«On ne peut pas se lancer là-dedans n’importe comment, avise Mme Beaucage. C’est pour ça que l’on insiste fortement sur l’importance de suivre une formation, pour que les gens aient toutes les connaissances nécessaires pour assurer le bien-être de l’animal.»

Des entreprises telles Poules en ville offrent ce type de formation, qu’a suivie Mme Beaucage et plusieurs citoyens.

De plus, avant de courir acheter des poules, il faut aussi songer à la façon dont on en prendra soin… à l’année. «Idéalement, il faut les garder durant quatre saisons. Il faut donc avoir un poulailler qui sera isolé», illustre-t-elle.

L’acquisition de poules doit aussi se faire en bonne et due forme.

«On suggère aux gens de se procurer des poules dans des meuneries, par exemple, où elles sont vaccinées. Pas sur Kijiji!»

-Diane Beaucage

Mme Beaucage souligne aussi que les poulaillers urbains ne servent pas à l’«élevage» de poules, puisqu’il s’agit de poules pondeuses.

Les poulaillers urbains font partie de l’élaboration de la Politique en agriculture urbaine de la Ville de Longueuil, adoptée en début d’année.

 

Un intérêt qui gagne du terrain

Plusieurs villes ont autorisé les poules urbaines et l’engouement au sein de la population ne cesse de croître pour cette pratique d’agriculture urbaine, tout particulièrement depuis quelques semaines.

La Fédération des producteurs d’œufs du Québec a d’ailleurs partagé conseils aux citoyens qui souhaiteraient accueillir des poules à domicile.

-contacter sa municipalité afin de connaître les règles et précautions qui s’appliquent,

-apporter certaines modifications à son arrière-cour traditionnelle

-allouer du temps au quotidien pour l’entretien des poules

-bien se préparer et se renseigner sur les standards applicables pour assurer leur bien-être et la salubrité de leur environnement

Rens. : https://oeuf.ca/zone-producteurs/elevage/

 

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Benoit
Benoit
1 année

Apres la COVID-19, voici la listeriose provoqué par les poules. Incroyable !

Lise Beaudet
Lise Beaudet
1 année

A quand les vache, les cochons en ville n’importe quoi.

Michel dube
Michel dube
1 année

enfin mon rêve se realise

sauleil
sauleil
1 année
Répondre à  Michel dube

Moi aussi!! Finalement après tant d’année.

jim
jim
1 année

It maybe fun at first the thought of it and kids get excited but the eventually they get bored of it and don’t want to clear up the stinky mess,and they make a mess ! we used to have 20 chickens the eggs are fun to collect but the chickens do get sick if pens are not properly taken care of.This is farms rural areas not for urban city !

Lucye
Lucye
11 mois

il fau aller voir ceux ci en ont , c’est agréable moi j’adore bravo