Malgré une condamnation, France Dufort se ferait toujours passer pour une sage-femme

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Par Philippe Lanoix-Meunier
Malgré une condamnation, France Dufort se ferait toujours passer pour une sage-femme
France Dufort (à gauche) en compagnie de son avocat Me Maxwell Silverman et de son ancienne assistante Irina Constantinescu (Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

L’Ordre des sage-femmes du Québec a entrepris de nouvelles démarches judiciaires contre France Dufort, reconnue coupable de six chefs d’exercice illégal de la profession de sage-femme, il y a un peu plus d’un an.

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L’Ordre soupçonne que la femme de l’arr. de Greenfield Park continue de poser illégalement des actes réservés aux sage-femmes.

En juillet 2018, Mme Dufort s’était vu imposer des amendes totalisant 15 000$. Elle fait cette fois l’objet d’une demande d’une injonction permanente.

Le 29 juillet, la Cour supérieure a émis une ordonnance de sauvegarde contre Mme Dufort, lui interdisant de poser tout acte réservé aux sage-femmes, et ce, jusqu’au jugement sur la demande d’ordonnance d’injonction permanente.

«Lorsqu’il est question de pratique illégale, la discussion ne porte pas sur la compétence ou la qualité des services offerts, ni même sur la présence d’effets négatifs ou non, a déclaré la présidente de l’Ordre des sage-femmes du Québec Julie Pelletier. La question est de savoir si des actes illégaux ont été posés. L’Ordre ne peut en aucun cas soutenir que des personnes contreviennent à la loi.»

L’Ordre rappelle que le titre de sage-femme se mérite et s’accompagne d’exigences à respecter, dont une formation universitaire de quatre ans et demi et 2000 heures de stage. Ces obligations permettent d’assurer la sécurité et la qualité des soins offerts aux femmes et aux familles du Québec.

Au Québec et en fonction des régions, entre 2% et 10% des suivis de grossesses sont assurés par des sage-femmes.

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