Un nouveau règlement pour les conducteurs de camions à benne

Un nouveau règlement pour les conducteurs de camions à benne
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Afin d’éviter de couteux et dangereux accidents sur les routes du Québec, le gouvernement impose, depuis le 1er septembre, un nouveau règlement. Les conducteurs visés: les camionneur dont le véhicule est équipé d’une benne.

Une distraction au volant peut avoir des conséquences fâcheuses. Et les dégâts causés sont d’autant plus importants lorsqu’il s’agit d’un poids lourds.

C’est ainsi qu’au fil des dernières années, des camionneurs ayant omis de rabaisser la benne de leur véhicule ont infligé des dommages importants à des viaducs et autres infrastructures situés sur différentes artères achalandées de la Communauté métropolitaine de Montréal.

On se rappellera qu’un camion qui circulait la benne levée avait heurté la passerelle de Normandie, au-dessus de la route 132, à Longueuil, le soir du 10 février 2015, provoquant l’effondrement partiel de la structure.

La scène s’est reproduite notamment en 2018 à Sorel, Repentigny et sur la rue Notre-Dame à Montréal, avant de se répéter en janvier dernier à Saint-Bruno-de-Montarville. Une déneigeuse qui circulait sur l’autoroute 30 avec une benne levée avait alors frappé le viaduc du boul. de Montarville de plein fouet. L’autoroute avait alors dû être fermée à la circulation alors que les véhicules ont été redirigés.

Avertisseur et témoin lumineux

Afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent, tous les véhicules lourds dont la benne basculante mesure plus de 4,15 m en position relevée ont, depuis le 1er septembre, l’obligation d’être équipés d’un avertisseur sonore et d’un témoin lumineux qui s’activent automatiquement lorsque la benne n’est pas complètement abaissée.

Le propriétaire ou exploitant d’un véhicule lourd qui n’est pas conforme aux exigences de ce nouveau règlement pourrait recevoir une amende d’un montant allant de 350$ à 1050$.

Les agriculteurs et autres entreprises utilisant cette catégorie de véhicule doivent installer le témoin rouge dans la partie supérieure du tableau de bord de manière à ce qu’il soit bien visible. Sa fréquence de clignotement doit se situer entre 60 et 120 fois par minute. Quant à l’avertisseur, il se doit d’être audible en toute circonstance.

La mise à jour des véhicules concernés pourrait coûter, selon le degré de sophistication du système choisi, entre 300$ et 1200$, sans compter les frais d’installation.

Texte de Steve Martin, Initiative de journalisme local, La Relève

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En fait, au lieu d’un témoin lumineux qui ne sera jamais assez efficace, c’est un coupe moteur qui devrait être installé. Après 30 secondes de roulement le moteur s’éteint. Impossible aux camions de circuler