Monde infernal : des vampires et des Lycans assoiffés de pouvoir

Monde infernal : des vampires et des Lycans assoiffés de pouvoir

Kate Beckinsale revêt à nouveau son costume de noir laqué pour combattre les féroces Lycans dans le cinquième chapitre de la franchise Monde infernal. Sélène devra toutefois vaincre une guerre intestine qui a pris naissance à l’intérieur de la dynastie des vampires de l’Est.

Monde infernal: La guerre du sang s’adresse évidemment aux connaisseurs de la saga opposant les vampires aux Lycans, créée en 2003. Non pas parce que le scénario écrit par Cory Goodman, Kevin Grevioux, Danny McBride et Len Wiseman (réalisateur du premier et deuxième et producteur des autres opus) est complexe.

En réalité, il tient en quelques lignes. Il faut déjà être séduit par la lucrative franchise pour apprécier les yeux fermés ce film qui allie les genres autant que les clichés.

La cinquième aventure de Monde infernal s’avère toutefois un bon divertissement comportant des effets spéciaux de qualité. Un petit plaisir coupable qui nous rappelle les Blade et Resident Evil de ce monde.

Tous au combat

Les récits entourant les vampires sont pratiquement aussi vieux que Sélène (Kate Beckinsale) qui fête son millénaire dans La guerre du sang. La vampire qui s’est aliénée son propre camp doit errer, sans patrie, dans un monde cerné par la guerre qui fait rage entre les vampires et les Lycans.

Les loups-garous ont maintenant un nouveau chef du nom de Marius (Tobias Menzies) qui augmente la force de frappe de la horde. Souhaitant prendre le pouvoir sur les territoires dirigés par les vampires, le clan attaque le peuple de la nuit qui se réfugie dans leurs forteresses au Nord et à l’Est.

Sélène est alors prise en chasse par les Lycans qui souhaitent mettre la main sur Ève, la fille de celle-ci. Seul le sang de celle-ci pourrait donner la puissance nécessaire à Marius pour vaincre les vampires.

Guerre sanglante

La guerre est au cœur de ce nouvel opus tandis que Sélène accompagnée de David (Theo James) doit rejoindre les rangs des vampires pour former l’armée nécessaire pour défendre le territoire.

La nouvelle venue au sein du conseil, Semira (Laura Pulver), tentera pour sa part de prendre le pouvoir de son peuple en dépit des règles et des traités de la dynastie vampirique. Une guerre intestine en plein cœur du château des territoires de l’Est fait rage tandis qu’à l’extérieur, l’ennemi s’approche à grands pas.

Monde infernal: La guerre du sangest un enchaînement de bagarres des plus sanglantes. Ces deux peuples ont beau exister depuis mille ans, la barbarie est restée dans ce monde où seul le plus fort des deux survit.

Code de geek

La réalisation d’Anna Foerster s’adresse directement aux amateurs de jeux vidéo. La caméra toujours en mouvance n’est pas sans rappeler l’écran d’une console.

Les nombreux combats sont filmés très près de l’action et l’enchaînement du montage est très rapide (deux secondes par plan). Ces choix confèrent au film, surtout en ouverture et lors de la scène finale, une captation instantanée de l’œil du spectateur. On ne regarde pas l’action, on est au cœur de celle-ci.

La direction artistique issue du gothique et de l’horreur allie de nombreux genres. L’exploitation du monde des vampires permet une signature visuelle emblématique, avec des éléments moyenâgeux et des costumes mélangeant des éléments contemporains et chevaleresques.

Univers

Avec des référents pigés dans le lexique des légendes, la saga développe certaines dimensions mythiques et crée ainsi son propre code de la divinité.

Le cinquième chapitre exploite une hiérarchisation à l’intérieur des peuples intéressante et dresse un portrait de la noblesse et des personnages avides de pouvoir qu’on découvre avec intérêt.

Mais toute bonne chose semble avoir une fin et on ne peut tirer éternellement du jus d’un citron à force de le presser. Il en va ainsi pour le sang et les vampires. Une suite semble pourtant encore se dessiner au loin.

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