Droit au logement: le Comité logement Rive-Sud bénéficiera d’une aide financière

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Par Amélie Brissette
Droit au logement: le Comité logement Rive-Sud bénéficiera d’une aide financière
Le Comité logement Rive-Sud, représenté par Angèle Fortin, membre du conseil d’administration, Nancy Myles, membre utilisatrice et Stéphane Moreau, organisateur communautaire, lors de la marche Centraide aux 1000 parapluies de l’automne 2018 (Photo : Gracieuseté)

Le Comité logement Rive-Sud recevra 147 500 $ de la part de Centraide Grand Montréal. Grâce à cette aide, l’organisme répondra aux besoins des locataires en difficulté pour l’année 2019-2020.

Centraide Grand Montréal annonçait, le 6 juin, des investissements de 5,3 M$ pour l’année 2019-2020, afin de soutenir 55 projets et organismes communautaires qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion sociale sur la Rive-Sud.

Le Comité logement Rive-Sud est un organisme de défense des droits des locataires qui œuvre sur tout le territoire. Le groupe communautaire milite pour le droit au logement et pour le logement social, et a comme mission d’offrir aux personnes mal-logées la possibilité de revendiquer de meilleures conditions de vie par l’action politique.

Centraide versera 147 800 $ à l’organisme afin de répondre aux besoins des locataires en difficulté pour l’année 2019-2020.

Les organismes qui bénéficient de l’appui financier de Centraide sont choisis avec précaution.

«Le but ce n’est pas de saupoudrer plein d’argent sur plein d’organismes, affirme le vice-président au développement social à Centraide du Grand Montréal, Mario Régis. Il s’agit plutôt d’investir à la bonne hauteur dans des organismes forts et performants dans leur gouvernance, leur gestion financière et leur capacité à travailler avec les autres».

«Une goutte dans l’océan des besoins»

Depuis quelques temps, le Comité logement Rive-Sud observe une hausse des appels. «L’année passée cette hausse correspondait à 40%. Ces appels proviennent de personnes qui veulent de l’information ou des solutions face aux problèmes dans leur logement, à l’augmentation de leur loyer ou aux réparations qui ne se font pas», soutient le coordonnateur par intérim et organisateur communautaire au Comité logement Rive-Sud, Marco Monzon.

Environ la moitié des demandes reçues par le Comité logement Rive-Sud concernent la hausse des loyers, la salubrité des logements et toute la question des réparations.

«Toutes les demandes que l’on reçoit sont traitées. Nous recevons près d’un millier de demandes par année et nous répondons à la totalité», assure M. Monzon.

L’aide apportée aux personnes dans le besoin n’est «qu’une goutte dans l’océan des besoins», exprime-t-il.

Une situation qui s’améliore?

Depuis les dernières années, une baisse du nombre de personnes vivant avec un faible revenu est observée. Cependant, les faits sur la situation du logement ne sont pas uniquement positifs.

«Quelqu’un qui a besoin d’un logement social peut attendre plusieurs années. Les besoins sont là, mais il n’y a pas des tonnes de logements», affirme M. Monzon.

Outre le temps d’attente, le coût demeure un problème majeur.

«On constate qu’il y a une hausse des coûts pour se loger et que celle-ci ne va pas de pair avec les capacités financières des citoyens dans le besoin», continue-t-il.

Dans la région du Grand Montréal, plus d’un tiers des ménages consacrent plus de 30 % de leur revenu au loyer. Cette part n’est donc pas investie dans les autres besoins, tels se nourrir, se vêtir, se déplacer ou s’éduquer.

Selon M. Monzon, pour espérer une amélioration de la situation actuelle du logement, «il faut beaucoup plus d’investissements». Il faudrait aussi observer une plus grande volonté financière et sociale du gouvernement, critique-t-il.

Des mesures prometteuses

C’est le travail d’équipe entre les différents organismes qui permet aux personnes dans le besoin de recevoir l’aide nécessaire, croit M. Régis.

«Nous sommes convaincus, et les faits nous le démontrent, qu’en soutenant les comités de logement, on rend plus explicites les enjeux liés à ce problème, en plus de concrétiser la situation pour les autorités», décrit M. Régis.

Tout ce travail de sensibilisation porte ses fruits, puisque «d’ici 2021, il devrait y avoir 200 nouvelles unités de logement sur la Rive-Sud, grâce à une documentation complète de la situation», promet le vice-président au développement social de Centraide.

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