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« Il faut que le gouvernement en fasse plus pour l’environnement », soutient Simon King

vendredi le 10 septembre 2021
Modifié à 0 h 00 min le 10 septembre 2021
Par Geneviève Michaud

Simon King (Photo : Le Courrier du Sud - Geneviève Michaud)

Si Simon King, 35 ans, candidat du Parti vert du Canada dans Longueuil–Saint-Hubert, a choisi de se lancer en politique, c’est parce que le gouvernement fédéral actuel n’en fait pas assez pour l’environnement.

«Les Libéraux ont déclaré l’urgence climatique mais ça fait 6 ans qu’ils sont au pouvoir et nos émissions de gaz à effet de serre (GES) n’ont même pas encore commencé à diminuer», déplore le candidat.

Avec une cible de réduction des émissions de GES de 30% sous les niveaux de 2005 d’ici 2030, le temps est compté, rappelle-t-il.

«Il faut absolument que le prochain gouvernement réduise les émissions de GES de façon importante si on veut atteindre la cible, qui n’est même pas très ambitieuse. On ne peut pas se permettre de gaspiller un autre 4 ans!»

«Ce qu’on a fait hier, il est trop tard pour le changer, mais ce qu’on fait aujourd’hui et demain, on peut le changer.»
– Simon King, candidat du Parti vert dans Longueuil–Saint-Hubert

Le candidat rappelle ainsi qu’un vote pour le Parti vert, c’est un vote stratégique.

«Quand on vote pour le Parti vert, on vote pour une idée, pour une conviction. Un vote pour le Parti Vert, ça dit au prochain gouvernement, peu importe qui le composera, qu’il doit en faire plus pour la crise climatique.»

 

 

Rainettes et avions

Pour Simon King, qui habite et travaille à Longueuil depuis 5 ans, deux combats locaux doivent faire partie des priorités environnementales pour Longueuil–Saint-Hubert.

«Tout d’abord, il faut mieux protéger les espèces menacées, dont la rainette faux-grillon. Si son territoire est assez bien protégé dans le boisé Du Tremblay, d’autres milieux humides locaux sont malheureusement à risque», rappelle-t-il, citant en exemple le chantier de prolongement du boul. Béliveau.

Le candidat entend également s’attaquer au projet de développement de l’aéroport de Saint-Hubert.

«Actuellement, les autres partis ont des positions un peu faibles dans ce dossier, affirme-t-il. Ils ne parlent que de consultation publique et d’acceptabilité sociale. C’est comme s’ils essayaient de convaincre la population que ce qui est proposé est bon sur toute la ligne!»

L’ingénieur civil de formation, qui possède également une maîtrise en administration des affaires, rappelle que même s’il est vrai que l’aéroport est là depuis 1927 et que les citoyens qui se sont installés autour le savaient, «il y a une différence entre des Cessna et des avions à réaction».

«Et au-delà des nuisances sonores, il faut penser à toute la production de GES qu’entraînerait le plan de développement, ajoute-t-il. Parce qu’on ne parle pas de déplacer des vols de Dorval à Saint-Hubert; on parle de nouveaux vols.»

Propositions vertes

Parmi les propositions des Verts pour améliorer le bulletin environnemental canadien, on retrouve ainsi un «vrai train grande vitesse» entre Montréal et Toronto.

«Le train à grande fréquence que VIA Rail nous propose actuellement ferait le trajet en environ 5 heures, alors que ça prend 6 heures en voiture, déplore le candidat. Ce qu’on propose au Parti vert, c’est un véritable TGV, qui ferait le trajet en 2h30, offrant une véritable alternative au transport en avion.»

Les Verts veulent également investir dans l’électrification des transports et le développement des transports collectifs.

À cet effet, Simon King souligne que bien que le projet de tramway LÉEO dans l’axe du boul. Taschereau rejoigne les valeurs et les visions des Verts, il ne cadre pas dans une vision d’ensemble du transport collectif local.

«Un service rapide par bus (SRB) comme on est en train d’implanter sur le boul. Pie-IX à Montréal coûterait beaucoup moins cher et serait aussi efficace, croit le candidat. Et on pourrait alors réinvestir cet argent dans le prolongement de la ligne jaune du métro. À mon humble avis, les besoins en transport collectif sont beaucoup plus criants sur le chemin de Chambly que sur le boul. Taschereau.»

Revenu minimum garanti

Rappelant que le Parti vert, «ce n’est pas que l’environnement», Simon King affirme aussi vouloir s’attaquer au manque de logements sociaux et à la situation précaire dans laquelle se trouvent plusieurs Longueuillois.

«Il y a des gens qui ont de la misère à joindre les deux bouts et qui doivent consacrer plus de 50% de leur revenu au logement, poursuit-il. C’est épouvantable! Au Parti vert, on pense que chaque personne, peu importe sa situation, a droit à un revenu minimum garanti.»

Ce revenu minimum garanti que proposent les Verts viendrait remplacer l’ensemble des programmes d’aide financière gouvernementaux.

«Ces programmes créent des inégalités. On l’a bien vu avec la PCU : on donnait 500$ par semaine à des gens qui avaient perdu leur travail alors que les gens sur l’aide sociale ne reçoivent que 600$ par mois. Ça n’a pas de sens.»

Le Parti vert compte par ailleurs s’attaquer aux paradis fiscaux et exiger un impôt sur les fortunes de plus de 20 M$.

«Si tu as 20 M$ dans ton compte de banque, on pense que tu es capable d’en faire un peu plus pour la société!»

COVID et espoir

S’il n’est pas tendre envers le gouvernement libéral quand vient le temps de critiquer son bilan environnemental, Simon King l’est plus quand on lui parle de la pandémie.

«Avec le recul, ce serait facile de critiquer le gouvernement Trudeau, mais c’était vraiment une situation inattendue et je pense que tout le monde était de bonne foi et a fait de son mieux», soutient-il.

«Mais la pandémie me donne de l’espoir pour la crise climatique, car elle nous a démontré qu’on est beaucoup plus résilients qu’on le pensait en tant que société et qu’on peut faire des changements rapides quand il le faut.»

Tout l’argent investi par le gouvernement dans la lutte à la COVID-19 prouve également, pour Simon King, qu’Ottawa peut «investir énormément» pour la crise climatique.

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