L’auteur d’un double meurtre raciste à Brossard sort de prison

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Par Philippe Lanoix-Meunier
L’auteur d’un double meurtre raciste à Brossard sort de prison
Pour brouiller les pistes, l’auteur du crime a dessiné une croix gammée à l’intérieur du logement afin de faire croire que le crime avait été commis par un groupuscule raciste. (Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Un individu qui a assassiné sa voisine et sa fille de 2 ans a récemment recouvré une semi-liberté après 26 ans derrière les barreaux.

Denis Paulet, qui a maintenant 72 ans, a été reconnu coupable des meurtres de Bercuhi Leylekoglu et de sa fille Talin à Brossard en 1992. L’enquête avait à l’époque révélé que ces meurtres avaient été principalement motivés par le racisme.

Le résident de Brossard avait vraisemblablement développé de l’animosité et de la jalousie envers sa voisine arménienne, qui jouissait d’une relative prospérité financière contrairement à lui, qui était sans emploi et recevait des allocations du programme d’aide social.

Le jour du drame, Paulet, accompagné de sa belle-mère, s’était présenté chez sa voisine afin de lui soutirer de l’argent. On ignore toujours le déroulement exact des événements, mais les deux victimes avaient été retrouvées ligotées et étranglées. La somme de 4400$ avait été dérobée dans l’appartement.

Pour brouiller les pistes, l’auteur du crime avait dessiné une croix gammée à l’intérieur du logement, afin de faire croire que le crime avait été commis par un groupuscule raciste.

Déclaré coupable de deux meurtres prémédités, Paulet avait écopé, en 1993, d’une sentence de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Sa belle-mère avait aussi été condamnée à l’emprisonnement à perpétuité, avec un minimum de 13 ans à purger.

Denis Paulet a récemment pu obtenir une libération conditionnelle en raison de son «comportement exemplaire» en prison. Selon la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC), l’individu présente maintenant «un faible risque de récidive et de dangerosité sociale».

Il clame encore à ce jour son innocence.

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