Le Comité logement Rive-Sud affiche ses demandes pour le prochain budget

Geneviève Michaud
Le Comité logement Rive-Sud affiche ses demandes pour le prochain budget
Le vice-président du Comité logement Réal Brais et la députée de Marie-Victorin Catherine Fournier, au parc St.Mark (Photo : Gracieuseté)

À l’approche du dépôt du prochain budget provincial, le Comité logement Rive-Sud a installé un panneau aux abords de la rue Saint-Charles, dans le Vieux-Longueuil, pour rappeler «l’urgence de financer le logement social».

Le vice-président du Comité a également remis une lettre à la députée de Marie-Victorin Catherine Fournier lui demandant de porter la voix des locataires à l’Assemblée nationale et de presser les partis de faire de ce dossier une priorité lors de la rentrée parlementaire.

Le Comité est inquiet de la pénurie de logements locatifs et du coût des loyers qui continue de monter en flèche.

Selon les données du dernier rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) diffusé le 28 janvier, le taux d’inoccupation des logements locatifs à Longueuil a encore baissé, passant de 1,5% à 1,2%. «C’est le plus bas taux en 15 ans pour la ville», souligne le vice-président Réal Brais.

Qui plus est, le loyer mensuel moyen toutes typologies confondues s’élève maintenant à 900$ à Longueuil et à 1094$ pour un logement familial de trois chambres à coucher et plus selon la SCHL, qui recense un loyer moyen beaucoup plus élevé pour les logements inoccupés.

La rareté et la cherté des logements fait craindre le pire au Comité pour les locataires à faibles et modestes revenus dont la situation est déjà précaire.

«La pandémie et les hausses importantes des dernières années auront assurément détérioré la situation des 9320 ménages locataires de l’agglomération dont le loyer accaparait 50% de leur revenu, qui était de seulement 12 867$ par année, rappelle Caroline Vohl. Une fois le loyer payé, il leur est pratiquement impossible de ne pas couper dans leurs autres besoins essentiels, et cela se fait au détriment de leur santé physique et mentale et de leur sécurité.»

Pour éviter que la crise du logement vécue par les personnes mal-logées ne s’envenime, le Comité logement Rive-Sud et le FRAPRU réclament un rehaussement majeur des sommes accordées annuellement pour le développement de nouveaux logements sociaux ainsi qu’un grand chantier de 50 000 unités en 5 ans, dont 2500 dans l’agglomération de Longueuil.

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