Pour un meilleur service de transport en commun

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Par René Vézina
Pour un meilleur service de transport en commun
René Vézina (Photo : Le Courrier du Sud - Denis Germain )

Le chantier du Réseau express métropolitain (REM) à Brossard n’est même pas complété que, déjà, on évoque un autre réseau de transport électrique sur la Rive-Sud, dans le secteur de Longueuil. Et, ce sans compter le projet de prolongement de la ligne jaune du métro jusqu’au cégep Édouard-Montpetit.

Le transport en commun prend du galon dans la grande région de Montréal.

Le nord de l’agglomération est bien servi avec la ligne de train de banlieue Montréal-Saint-Jérôme. Pareil pour l’ouest de l’île et maintenant pour l’est, avec le train qui se rend à Mascouche. Le métro va aider, puisqu’on entend ajouter cinq stations à la ligne bleue pour rejoindre Anjou.

Longtemps à la traîne par rapport à d’autres grandes villes, Montréal est en train de rattraper son retard avec cette toile de transport collectif qui s’étend et couvre pratiquement toute la Communauté métropolitaine. Pratiquement… sauf le sud-ouest.

Oui, il y a bien le train Montréal-Candiac, mais il n’est pas très fréquent – au mieux un départ aux 30 minutes – et pas très long, à peine 25 kilomètres à partir du centre-ville. Au-delà, vers le sud-ouest, plus rien à part les autobus.

Il n’est alors pas étonnant que les élus de Châteauguay aient décidé de faire connaître leur mécontentement à la direction d’exo, l’organisme qui gère le transport en commun en périphérie de Montréal. Le conseiller Éric Allard a même déclaré: «On se sent très pauvre», comme le rapportait Le Soleil de Châteauguay, le 21 octobre. Et dans sa forme actuelle, le REM ne changera pas grand-chose, puisque la station la plus proche, à Brossard, se trouvera à plus de 30 kilomètres de cette ville.

Pour l’instant, en pleine deuxième vague de pandémie, le trafic est moins lourd parce que des milliers de gens qui font habituellement la navette vers Montréal travaillent de la maison. Mais la vie va finir par reprendre son cours normal et le déficit de transport en commun sera alors plus douloureux.

Au moins, le gouvernement du Québec a laissé la porte ouverte à une extension du réseau du REM jusqu’à Châteauguay. La Caisse de dépôt et placement, qui le chapeaute, devrait présenter un rapport à cet effet en 2021.

Les élus locaux doivent probablement se croiser les doigts. L’accès à un système de transport en commun efficace devient un critère important dans le choix de la communauté de résidence, et c’est pareil pour les entreprises ainsi que les institutions. De là l’intérêt de ne pas se retrouver dans le groupe des mal nantis.

 

 

 

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