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Travaux au Centre d’épuration Rive-Sud : deux surverses lors de fortes pluies

le vendredi 25 novembre 2022
Modifié à
Par Ali Dostie

adostie@gravitemedia.com

Le Centre d’épuration Rive-Sud nécessite à lui seul des investissements de 31 M$ au cours des prochaines années. (Photo gracieuseté)

Les importantes pluies (68 mm) des 11 et 12 novembre ont causé deux épisodes de surverses au Centre d’épuration Rive-Sud, qui fonctionnait à ce moment au deux tiers de sa capacité en raison de travaux. Ceux-ci, échelonnés sur 15 jours, visaient à remplacer un dégrilleur, qui sert au prétraitement des eaux usées. 

Une quantité de 5 490 m3 d’eau non traitée a ainsi été rejetée au fleuve, ce qui correspond à 5 % de la quantité maximale anticipée (100 000 m3) pendant toute la période des travaux, nuance la Ville.

La Ville avait obtenu un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs pour effectuer ces travaux, qui comportaient un risque de surverse en raison de la réduction de la capacité du CERS.

Ceux-ci devaient être réalisés lors des périodes jugées moins dommageables pour la faune, soit entre le 1er novembre et le 1er mars. 

Une surverse survient lorsque la capacité du réseau d’égouts est dépassée. «Ce phénomène est amplifié en raison de la présence de réseaux d’égouts de type unitaires dans les secteurs plus âgés, relève la Ville. Dans ces cas, les eaux de pluie se retrouvent combinées aux eaux usées et sont acheminées à l’usine d’épuration, au lieu d’être évacuées distinctement.»

Au terme de cette deuxième phase de travaux, deux des trois dégrilleurs, qui étaient arrivée à leur fin de vie utile, ont été remplacés. La Ville prévoit le remplacement du troisième équipement pour le début de 2023.

Pour des réseaux plus résilients

La mairesse Catherine Fournier a remercié la population, qui était invitée à réduire sa consommation d’eau pendant durée des travaux.

«Les investissements actuels et à venir visent une meilleure gestion de l’eau en rendant les réseaux d’eaux usées et d’eau potable plus résilients face aux changements climatiques, notamment par l’aménagement de bassin de rétention et d’infrastructures vertes, qui favorisent l’infiltration de l’eau de pluie dans le sol», a relevé la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier. 

Ces travaux échelonnés en trois phases font partie des investissements de 101 M$ que la Ville injectera dans les installations d’eau potable et d’eaux usées de l’agglomération jusqu’en 2024. 

Le CERS nécessite à lui seul des investissements de 31 M$. (A.D.)