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PHOTOS ET VIDÉOS - Un premier voyage à bord du REM

vendredi le 11 juin 2021
Modifié à 13 h 47 min le 14 juin 2021
Par Geneviève Michaud

À bord du REM (Photo : Le Courrier du Sud - Geneviève Michaud)

Trois kilomètres et demi. C’est la distance qu’effectuent depuis novembre dernier les premières voitures du Réseau express métropolitain (REM), à Brossard. Et c’est aussi la distance que les médias ont pu parcourir pour la toute première fois, ce jeudi.

Ce tronçon de 3,5 km sert à tester l’ensemble des composantes du réseau, des voitures aux système de conduite automatisé, en passant par les équipements de stations et les rails, le tout dans l’ensemble des conditions climatiques propres à la région métropolitaine.

Le «cerveau du REM»
La visite du 10 juin commence à la station terminale de Brossard, qui est flanquée d’un terminus d’autobus de 21 quais et d’un stationnement incitatif d’environ 3000 places.

«Il y a trois ans, il n’y avait rien ici, que des terres en friche», rappelle le directeur des communications de CDPQ Infra, Jean-Vincent Lacroix.

Un peu plus loin, on aperçoit le lave-train automatique, le centre d’entreposage, le centre d’entretien et surtout, le centre de contrôle et de communications, surnommé «le cerveau du REM».

«Tous les systèmes, que ce soit des stations ou des trains, sont contrôlés de là, explique Marc-André Lefevbre, du consortium NouvLR. Du centre de contrôle, on pourra ouvrir une porte à la station Deux-Montagnes», image-t-il.

«Tous les systèmes sont redondants, ajoute Serge Mai, directeur du matériel. Ainsi, si un système tombe en panne, le second prendra le relais.»

Des portes «chirurgicales»
Une fois à l’intérieur de la station – qui, comme l’ensemble des stations, fait bon usage du verre, afin de mettre pleinement à profit le fait que le REM est un réseau presque entièrement hors-terre, et 100% accessible –, un train de deux voitures nous attend derrière les portes palières du quai.

«Le REM sera le premier système de cet ampleur à être équipée de portes palières», rappelle Jean-Vincent Lacroix.

S’ouvrant automatiquement à l’arrivée d’un train, ces portes palières offrent un haut niveau de sécurité, empêchant complètement l’accès aux rails. Elles permettront également d’éviter de nombreuses interruptions de service en raison d’objets échappés sur les rails.

Le système a été testé à maintes reprises au cours des derniers mois et le sera encore jusqu’à la mise en service du REM, prévue au printemps/été 2022.

«C’est presque chirurgical comme système, explique M. Lacroix. Le train ne peut pas s’arrêter un centimètre plus loin, les portes palières doivent ouvrir en même temps que celles des voitures…»

Au-dessus des portes, une autre nouveauté du REM : une lumière, verte ou rouge, indiquera le niveau de chargement des voitures du train qui approche, permettant aux usagers de se positionner d’avance devant les portes des voitures les moins occupées. 

À bord

 

 

 

Montés à bord des voitures – un peu plus larges que les nouvelles voitures Alstom du métro de Montréal, qui offrent toutes des espaces aux usagers à mobilité réduite et qui sont climatisées et à planchers chauffants –, on se dirige vers la grande baie vitrée à l’avant du train, qui a été pensée  pour offrir une vue imprenable aux voyageurs.

Une fois le REM en marche, le peu de bruit que produit le train électrique de même que la douceur du roulement que procurent les rails soudés et coussinés frappent. «La suspension s’ajuste même selon le poids de la voiture», précise Jean-Vincent Lacroix.

Le trajet vers la station Panama – sans s’y rendre complètement – se fait en conduite automatique.

«On a récemment commencé les tests en mode automatique; c’est un jalon clé du projet», ajoute Jean-Vincent Lacroix.

Lorsque le train est en conduite automatique, il est en communication permanente avec le centre de contrôle.

«Le train sait en permanence où il se trouve, où il doit se rendre et à quelle vitesse», explique Serge Mai, directeur du matériel roulant.

Si le train peut atteindre une vitesse maximale de 100 km/h, sa vitesse moyenne est de 53 km/h.

 

19 mois de tests

Alors que 6 mois de tests ont déjà été menés sur toutes les composantes du REM, 7 autres mois sont prévus sur le fameux tronçon de 3,5 km à Brossard. Ensuite, des tests seront menés sur le tronçon menant à la gare centrale, pour environ 6 mois, qui mèneront à la mise en service de cette portion du réseau.

«Actuellement, les trains ne font que l’aller-retour sur les mêmes rails mais le plan est de faire une boucle dans les prochaines semaines», précise Jean-Vincent Lacroix.

En images

(Photos: Le Courrier du Sud - Denis Germain)

 

(Vidéo: Denis Germain)

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