Le Comité logement Rive-Sud affiche l’urgence de financer le logement social

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Par Geneviève Michaud
Le Comité logement Rive-Sud affiche l’urgence de financer le logement social
(Photo : Le Courrier du Sud - Archives)

Alors que le gouvernement de François Legault s’apprête à présenter sa mise à jour économique, le Comité logement Rive-Sud prévoit une campagne d’affichage pour rappeler aux élus l’importance de financer le logement social. Le Comité s’inquiète du manque de proactivité de Québec en la matière.

À Longueuil, des affiches surdimensionnées seront installées devant le Palladium du boul. Roland-Therrien, en face du bureau du député de Taillon Lionel Carmant, ainsi qu’au parc St. Mark.

Une quarantaine d’affiches seront également installées par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dans plusieurs quartiers de Montréal et à travers la province.

«Actuellement, le gouvernement Legault ne fait même pas ce qu’il faut pour réaliser sa promesse électorale de livrer l’intégralité des 15 000 logements sociaux annoncés par ces prédécesseurs, déplore le FRAPRU. Depuis deux ans, seulement 2500 ont été construits. Et nous n’avons aucune nouvelle de l’utilisation des sommes obtenues du fédéral, plus d’un mois après l’annonce de la signature de l’entente avec Ottawa.»

Le Comité logement Rive-Sud rappelle que la crise sanitaire n’a fait qu’aggraver la situation de nombreux locataires, plusieurs s’étant retrouvés sans logis au cours des derniers mois.

L’organisme rappelle que le projet de 500 M$ présenté par Devimco pour le centre-ville de Longueuil ne comporte aucune unité de logement social.

«Il est inconcevable que la Ville de Longueuil signe une telle entente sans imposer un minimum de logements sociaux quand on sait qu’à Longueuil, 33% des ménages locataires consacrent plus de 30% de ses revenus pour se loger, 14% y consacrent 50% et 5% y consacrent 80%», soulève le directeur général du Comité Marco Monzon.

Présentement, sur le territoire du Comité logement Rive-Sud, le taux d’inoccupation varie entre 0% et 1,5%.

«Nous constatons malheureusement que plusieurs villes semblent sous-estimer l’ampleur de la crise du logement qui fait rage actuellement et qui est aggravée par la crise de la COVID-19, ce qui va compliquer grandement la vie des locataires qui planifient un déménagement…» déplore M. Monzon.

Le FRAPRU et le Comité demandent au gouvernement Legault de profiter de la mise à jour économique de jeudi pour accélérer la réalisation de logements sociaux, en plus d’exhorter Québec de «se doter d’une vision à plus long terme, pour sortir définitivement de la crise».

Pour ce faire, ils souhaitent des investissements qui permettront de lancer un grand chantier de 50 000 logements sociaux en 5 ans, dont un minimum de 500 unités pour chacune de ces années sur les territoires de l’agglomération de Longueuil et du Roussillon respectivement.

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