Les responsables d’Habitation Espoir toujours confiants malgré le refus de la SCHL

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Par Geneviève Michaud
Les responsables d’Habitation Espoir toujours confiants malgré le refus de la SCHL
Maquette du projet Habitation Espoir (Photo : Gracieuseté)

Bien qu’ils aient essuyé un refus à la suite de leur demande de financement dans le cadre de l’Initiative pour la création rapide de logements (ICRL) de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), les responsables du projet Habitation Espoir de Longueuil sont toujours confiants.

«Les parties impliquées trouvent notre projet très intéressant, et des discussions sont en cours avec la SCHL et la Société d’habitation du Québec (SHQ)», explique au Courrier du Sud Raymonde Lavoie, présidente du conseil d’administration de Service d’intervention en santé mentale Espoir (SISME).

Selon Mme Lavoie, la SCHL et la SHQ déploient toutes deux des efforts pour trouver du financement, soit à travers d’autres programmes, soit grâce à une possible hausse du financement de l’ICRL par Ottawa.

Réinsertion sociale

Le projet Habitation Espoir, qui sera situé sur le site de l’ancienne Place Desaulniers, sera composé de 30 unités de logement qui abriteront des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale qui sont en processus de réinsertion sociale.

«Le SISME existe depuis 40 ans et compte trois maisons d’hébergement offrant des logements supervisés, explique Raymonde Lavoie. Le projet Habitation Espoir comptera un étage de logements supervisés, mais les deux étages supérieurs offriront des logements pour les gens qui ont atteint un certain stade d’autonomie. Sans être des logements supervisés, ces deux étages leur donneront accès à un appartement dans un environnement sécurisant.»

Mme Lavoie souligne qu’avec la crise du logement qui affecte l’agglomération de Longueuil depuis quelques années, il peut être difficile pour les personnes en réinsertion sociale d’accéder à un logement. «Les besoins sont énormes», affirme-t-elle.

Maquette du projet Habitation Espoir (Photo : Gracieuseté)

Emplacement enviable

Si la recherche d’un terrain pour accueillir le projet n’a pas été de tout repos, la Rive-Sud ne comptant pas beaucoup d’espaces disponibles et abordables, le SISME se réjouit de son emplacement plus qu’enviable.

«On est très content, entre autres avec les différents projets de transport en commun qui ont été annoncés et qui passeront à proximité», précise Raymonde Lavoie.

Le nouveau bâtiment devrait également abriter des locaux administratifs ainsi que le Café Ste-Agnès, qui offre de la formation en restauration, en collaboration avec le Centre de services scolaire Marie-Victorin.

«On n’utilisera pas tout le terrain. On est à la recherche d’autres projets pour combler l’espace», indique la présidente du C.A.

Prochaines étapes

L’organisme Bâtir son quartier est responsable de la gestion et de l’élaboration du projet pour le SISME, qui y travaille depuis environ 6 ans.

Une fois le financement sécurisé, Habitation Espoir devrait procéder rapidement.

«On serait prêt à aller en appel d’offres, les plans et devis sont prêts», explique Mme Lavoie.

«On devra probablement faire éventuellement des campagnes de sociofinancement, entre autres pour meubler les appartements», ajoute la présidente du C.A.

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