VIDÉO – Des dizaines d’heures de travail pour lever le voile sur les problèmes à l’OMHL

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Par Geneviève Michaud

Dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias, Gravité Média met en valeur le travail de la douzaine de journalistes qui œuvrent dans l’ensemble de ses salles de rédaction.

Derrière les deux articles de fond publiés en octobre 2020 au sujet des graves problèmes vécus à l’Office municipal d’habitation de Longueuil (OMHL), et la douzaine qui ont suivi depuis, se cachent des dizaines d’heures de recherches, de rédaction de courriels et d’entrevues.

Tout a commencé à l’été 2020, quand des employés de l’OMHL, inquiets et désemparés face à la situation qu’ils vivaient, ont contacté le journal, tout d’abord par courriel puis en contactant notre chroniqueur Claude Poirier.

Malgré la peur de représailles de la part de leur employeur, en septembre, une dizaine d’entre eux ont accepté de me rencontrer et de témoigner, sous le couvert de l’anonymat. Le portrait qu’ils m’ont tracé était loin d’être rose : relations de travail tendues, départs massifs d’employés d’expérience, logements vacants par dizaines, malgré une liste d’attente bien garnie…

Ont suivi plusieurs heures de recherches et d’entrevues avec les différentes instances impliquées : direction générale et conseil d’administration de l’Office, Société d’habitation du Québec, ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec.

Toutes les informations recueillies de diverses sources m’ont permis de publier le 13 octobre deux articles exposant la situation vécue à l’OMHL depuis plusieurs mois. Ces articles, combinés à l’intervention d’élus et de différentes instances au fait du dossier, ont eu des répercussions dans le milieu. En février, un rapport de diagnostic organisationnel produit par le Groupe SCE, à la demande du C.A. de l’Office, soutenait que «le statu quo obligerait la mise en place de mesures coercitives (tutelle) afin d’assurer le bon fonctionnement de l’organisme».

Moins de 24 heures après que ce rapport ait été rendu public, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation Andrée Laforest annonçait qu’elle enclenchait le processus de mise sous tutelle de l’OMHL.

Trois administrateurs temporaires sont ainsi rentrés en poste le 10 mars. Le 29 mars, ils mettaient fin au lien d’emploi de la directrice générale Danielle Lavigne.

Ultimement, même si tout le travail effectué dans son dossier s’est traduit par une nomination aux Prix Judith-Jasmin pour mes écrits, c’est surtout le sentiment d’avoir pu contribuer à faire bouger les choses, pour le bien des employés et des bénéficiaires de l’OMHL, qui m’habite aujourd’hui. Il s’agit en fin de compte de la raison numéro un pour laquelle, comme chacun de mes collègues et amis journalistes, j’ai choisi de faire carrière dans le monde des médias. Pour faire une différence.

POUR LIRE LE DOSSIER : Des problèmes majeurs à l’Office municipal d’habitation de Longueuil

Des relations de travail tendues à l’OMHL

Une personne ressource nommée pour trouver des solutions

«Combien de naufragés faudra-t-il pour que Longueuil lance des bouées ?»

La vague de départs se poursuit à l’Office municipal d’habitation

Toujours des questions au sujet de la situation à l’Office municipal d’habitation

Un rapport externe évoque la mise sous tutelle de l’Office municipal d’habitation

Face à «l’inaction du C.A.», la Fédération des locataires implore la ministre d’agir

La ministre Laforest enclenche la mise sous tutelle de l’Office municipal d’habitation

Des administrateurs pourraient être démis de leurs fonctions

Les trois administrateurs provisoires entrent en poste

Office municipal d’habitation : la directrice générale remerciée

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Caroline Derome
Caroline Derome
11 jours

Encore, félicitations pour vos enquêtes et votre persévérance. Vous avez levé le voile sur une toute petite partie des problèmes de cette ville et agglomération. Vous avez encore du pain sur la planche et de nombreuses opportunités de mettre votre talent à l’oeuvre. Ne vous gênez surtout pas : on aime bien.